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1 & 2 - Décret relatif à la célébration des petites Panathénées + Deux vues de la frise des PanathénéesAfin que la procession dAthéna au nom du peuple athénien soit organisée le mieux possible chaque année( ), le peuple décide selon lavis du conseil : les prêtres distribueront aux prytanes cinq parts de viande, aux neuf archontes trois, aux trésoriers de la déesse une, aux prêtres une, aux stratèges trois, le reste des viandes aux Athéniens ; après avoir acheté les bufs, les prêtres, une fois la procession conduite sacrifieront toutes ces bêtes près du grand autel dAthéna ; une fois faits les sacrifices, ils distribueront les parts par dèmes (=villages) en proportion des habitants envoyés par chacun à la procession ".Daprès le Catalogue des inscriptions
épigraphiques de langue grecque (Berlin, 1895)
3 - Représentation dun sacrifice sanglant4 - Plan dAthènes et reconstitution de lAcropole5 - La procession des PanathénéesLa procession est souvent le premier temps de la fête. Elle se déploie à travers la cité dun point précis jusquau sanctuaire de la divinité qui est lobjet du culte. Au moment de la fête des Panathénées, la procession partait des portes du Dipylon, traversait le Céramique, lAgora, arrivait à lAcropole par les Propylées, longeait le Parthénon pour arriver sur le côté est du temple devant le grand autel dAthéna. Ce trajet lui permettait de traverser les points les plus importants de la cité, lieu de la vie politique (agora) ou cimetière (Céramique).La procession rassemblait des citoyens : des hommes jeunes sous les traits dhoplites et de cavaliers, des hommes âgés, et des filles de citoyens ( ), des métèques, leurs fils portant des plateaux doffrandes et leurs filles portant des jarres deau, et peut-être des habitants non libres de la cité. Il y avait également des étrangers : les Grecs des cités alliées et du bétail conduit pour le sacrifice ( ). Cette procession solennelle permettait à la cité athénienne de donner le spectacle à la fois de la hiérarchie de son organisation politique et de lunité dans la diversité de sa population, un spectacle destiné tant au reste du peuple athénien quaux cités alliées présentes et au monde grec. L Bruit Zaidman et P Schmitt Pantel, La religion grecque,
Armand
Colin, Paris, 1991
Ce devoir permet de se confronter
à des documents de nature différente :il sagit de relever
les idées essentielles contenues dans les documents, de les confronter
et de les recouper avec ses connaissances pour bâtir un commentaire
du thème proposé.
Cette fête, annuelle, représentait lun des
temps forts de la vie civique à Athènes. Tous les habitants
se rassemblaient pour rendre un hommage particulier à leur déesse
(poliade) mais la fête symbolisait avant tout la cohésion
et lunité dune cité où les citoyens se considéraient
comme des égaux.
Célébrées au nom du peuple athénien (doc 1), les Panathénées constituent un temps fort de la vie publique. A ce titre, cest la cité qui est chargée de son organisation., et plus précisément la boulé (le Conseil), constituée de 500 citoyens tirés au sort annuellement. LEcclésia, autrement dit lAssemblée des citoyens apporte sa caution par un vote. Les prytanes et les magistrats (les stratèges mais surtout les archontes, en charge des affaires religieuses) ont sans-doute également leurs parts de responsabilités dans lorganisation de la fête. Cette dernière est destinée à tous
les habitants de la cité : ainsi, la grande procession, point dorgue
de la fête, rassemble non seulement les prêtres et les magistrats,
mais aussi les autres citoyens (doc 2 et 5). Les femmes, les métèques
ainsi que les hôtes étrangers représentant des cités
alliées sont également présents. La fête des
Panathénées entend ainsi rassembler le plus grand nombre
dhabitants possible (la fête concernait probablement également
les habitants non libres de la cité).
La procession suit un parcours bien précis, des portes du Dipylon jusquau grand autel dAthéna qui se trouve entre le Parthénon et lErechtheion, sur lAcropole. Le cortège relie ainsi les espaces les plus symboliques de la cité : le cimetière au quartier du Céramique (où la cité senracine dans son passé), lAgora (la place publique, lieu phare de la vie politique) et lAcropole (le cur religieux). [doc 2 et 5]. Surtout, la composition même du cortège est symbolique. La procession entend en effet donner limage dune cité unie et cohésive. Ainsi prennent part au cortège, aux côtés des magistrats en exercice et des bêtes que lon va sacrifier, des citoyens sous les traits dhoplites et de cavaliers, des filles de citoyens et des métèques. Les magistrats sont des citoyens à qui la cité a confié (par un vote ou par tirage au sort) des responsabilités politiques. Les hoplites et les cavaliers représentent la cité en armes. Leurs filles représentent la cité dans son devenir puisque les femmes détiennent avant tout les clefs de la fécondité. Leur présence est donc indispensable. Quant aux métèques, ils se voient accorder ainsi une marque de reconnaissance et dintégration. Le sacrifice constitue lacte central de la fête
: il sagit dabord dune offrande grandiose à la déesse
(doc 3). Mais il sagit aussi dun repas de fête pour les hommes.
Si les magistrats, les prytanes et les prêtres (qui sont tous citoyens)
reçoivent des morceaux de choix ; le sacrifice est aussi suivi dun
partage égalitaire des morceaux de viande à tous les Athéniens.
Ainsi la cité fonde son unité dans la commensalité.
Ce jour là, citoyens et non-citoyens reçoivent une part égale
et légale de viande (doc 1)
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